Ma Carrière

Mon histoire... je n’ai que 20 ans, ma carrière est encore très jeune et pourtant je sens que déjà il est temps pour moi de partager les souvenirs de mes expériences les plus marquantes. Ce geste vous permettra, amateurs de patin, amis et commanditaires de mieux me connaître et, par la suite, je l’espère, de me suivre avec plus d’intérêt. En vous énumérant et racontant les passages les plus importants de ma carrière, je suis convaincu que vous apprendrez à me connaître et que cela vous aidera à mieux comprendre le sacrifice obligatoire à la réalisation de mes objectifs.

J’ai débuté dans le patinage de vitesse à 8 ans, mes voisins et amis (David et Maxime Vallée) pratiquaient ce sport et, pendant quelques mois, j’allais les voir s’entraîner et j’ai vite voulu faire partie de cette gang qui semblait faire tellement plus que simplement tourner en rond.

J’ai ainsi pratiqué le courte piste jusqu’à 14 ans, j’ai toujours eu un certain talent qui m’a permis, entre autre, de remporter 4 médailles d’or aux JEUX DU QUÉBEC à Trois-Rivières en 1999, mais je n’ai jamais réussi à avoir du plaisir en compétition. Je crois que c’est majoritairement cela qui m’a fait abandonner le courte piste, en compétition le stress l’emportait sur le reste et m’empêchait d’apprécier pleinement le patin.

Je me suis alors consacré pleinement au longue piste, un sport dans lequel j’avais beaucoup plus de plaisir et dans lequel je performais également bien. Je crois que la grande différence, pour moi, était qu’en longue piste j’étais le seul responsable de mes résultats, j’avais, et j’ai toujours, presque un contrôle total sur la course, c’est la grande différence avec le courte piste. Donc, en 2000, j’ai remporté le Championnat Canadien et le championnat Nord-Américain de départ en groupe (discipline se pratiquant sur un anneau de glace de longue piste, mais où quelques participants (5-6) partent en même temps). J’étais déjà, entraîné par Gregor Jelonek qui m’avait alors fait comprendre qu’il était temps pour moi d’arrêter le départ en groupe, prêt pour me consacrer au «vrai longue piste», au style olympique.

J’ai, par la suite, participé à 16ans à mon premier Championnat du monde junior à Collalbo en Italie, en 2002. J’étais le plus jeune participant inscrit et j’ai terminé 27e au cumulatif sur une soixantaine de participants, mon meilleur résultat fut 18e au 3000m. Cette année comptait le meilleur lot de patineurs junior que j’ai eu la chance de côtoyer (Shani Davis, Beorn Nijenhuis, Tom Prinsen et bien d’autres), Gregor vous le dirait : «C’était la plus forte année que j’ai vue». Je comprenais de plus en plus que j’étais fait pour ce sport, fait pour m’entraîner toujours plus fort, dans le but de ne jamais cesser de me surpasser et, d’un jour, rattraper ces gars qui semblaient alors tellement plus forts que moi.

L’année suivante, j’ai raté ma qualification pour l’équipe nationale junior, alors j’ai participé aux Jeux du Canada, où j’ai remporté 1 médaille d’or et 2 d’argent. Ces résultats m’ont permis, pour la première fois de ma carrière, de vraiment goûter à l’attention médiatique. J’avais échoué. Je n’avais pas atteint mon objectif qui était de participer aux championnats du monde junior, par contre j’avais saisi ma seule chance en carrière de patiner aux Jeux du Canada, et de très bien le faire en plus. Ensuite, en 2004, j’étais substitut au championnat du monde junior de Roseville, USA, où j’ai seulement participé à la poursuite par équipe dans laquelle nous avons remporté la médaille d’argent, derrière l’équipe coréenne. Ma première médaille sur la scène internationale.

La saison 2005 marquait mes derniers tours de pistes dans les rangs juniors et, dès le début de l’année, j’avais des objectifs très élevés. Je voyais grand, et je savais que cette année pouvait pour moi enfin être le temps de me prouver sur la scène internationale. En effet, cette saison fut celle où j’ai vraiment «explosé», où tout le sérieux que j’avais mis à l’entraînement était enfin pleinement récompensé. Au championnat du monde junior, à Seneoïkie en Finlande, je terminais 2e au 500m, 5e au 1500 et 10e au cumulatif de la compétition en plus d’obtenir une autre médaille d’argent à la poursuite par équipe. Une fin de semaine de rêve! En plus des championnats du monde junior, je terminais l’année à Calgary pour la coupe Canada 3 et l’Oval Finaly. Ce fut une fin de saison exceptionnelle. J’ai réalisé le record national junior au 500m, dans une incroyable confrontation avec mon coéquipier Muncef Ouardi; après que j’aie réalisé le record, Muncef l’avait rebattu par 0.03 de seconde, avant que je le rebatte la semaine d’après par 0.08 de seconde et que finalement Denny Morison vienne me le soutirer 1 semaine plus tard. Ce n’était cependant que partie remise parce que lors de l’Oval finaly, je battais le record national junior au 1000m avec un temps de 1, 09,85, ce qui était seulement 0,01 de seconde plus rapide que Denny. (Cependant, ce record ne fut pas officialisé parce que quelqu’un dans l’organisation de Calgary omit de faire son travail.) Avec ces résultats, j’étais pour la première fois sélectionné sur l’équipe nationale de développement, pour la saison 2005-2006. Tout cela, ne sont que les évènements ayant marqué ma carrière junior, le meilleur reste encore à venir.

La saison 2005-2006 était remplie de nouveaux défis pour moi. Ma première saison chez les seniors, donc possiblement mes premiers pas dans le circuit des Coupes du Monde, mais c’était surtout une année olympique et, avec les résultats de la saison précédente, il m’était permis de croire en mes chances. Du moins, je savais qu’avec un très bon entraînement et pas trop de malchance, je serais l’un des bons patineurs lors des qualifications, du 27 au 31 décembre. Donc, la saison débutait à Calgary avec les qualifications pour les Coupes du Monde d’automne. Avec mes temps les plus rapides à vie, je réussis à me classer sur l’équipe des Coupes du Monde au 1000m et, pour la Coupe du Monde de Calgary, au 1500m. La Coupe du Monde de Calgary était donc la première de la saison et, par le fait même, ma première à vie. Avec un considérable stress, je terminais cette compétition au 8e rang du groupe B, donc 28e au total. C’était un bon départ, mais je réalisais déjà que je pourrais vite faire mieux. Lors des Coupes du Monde suivantes (Milwaukee et Turin), je patinais le 1000m et j’ai terminé respectivement 26e, 23e et 23e donc je ne cessais de m’améliorer et déjà, après seulement 3 compétitions comme senior j’avais presque atteint le groupe A (les 20 premiers patineurs au classement). Le temps des qualifications olympiques était déjà arrivé et je me présentais à Calgary en très grande forme, mais surtout avec une bonne confiance. La confiance que j’affichais n’était pas celle de quelqu'un étant certain de se qualifier, mais plutôt celle d’un athlète étant certain qu’il avait fait, au cours de la dernière année, tout ce qui était en son possible pour être au meilleur de lui-même à la fin du mois de Décembre. Une confiance renforcée par le soutien de mes deux entraîneurs Gregor et Robert et par le fait que je m’entraînais avec un groupe d’athlètes motivés et surtout présents les uns pour les autres. Les qualifications débutaient par le 500m suivi du 1500 et enfin, se terminaient avec mon épreuve de prédilection, le 1000m. Avec mes deux 500m les plus rapides en carrière je terminais au 8e rang, et regardais mon coéquipier Vincent Labrie terminer 4e, se donnant alors de très bonnes chances de se classer pour les JO. Au 1500, je terminais 6e avec, encore une fois, mon temps le plus rapide à vie, seulement à .5 de seconde de la 4e position. Je gardais le moral parce je savais que je n’étais jamais allé aussi vite de ma vie, mais je savais toutefois très bien qu’il ne me restait qu’une seule chance de me classer pour les Olympiques. Une dernière chance qui arriva très vite, le samedi 31 décembre. J’avais une excellente paire, Jean-René Bélanger mon coéquipier qui devait lui aussi saisir sa dernière chance dans cette dernière course de qualification. J’étais étonnamment assez calme avant ma course et jusqu’au départ. Le coup de feu se fit entendre et je partis très bien, prenant ma vitesse très rapidement, plus rapidement qu’à l’habitude. Mon premier tour fut également plus vite qu’à l’habitude, 25.1 secondes, il me restait le dernier tour, la section de la course dans laquelle j’excelle, je n’avais qu’à finir fort comme dans mes autres 1000m au cours de l’année. Tout se déroula à la perfection, jusqu’au dernier virage où je perdis l’équilibre et passas très proche de la chute, je réussis toutefois à minimiser les dégâts et terminer avec le plus de vitesse possible, en relevant la tête et regardant la tableau le temps affichait 1, 08,68, 1er!!! Bien sur il restait quelques paires mais je savais alors que mes chances de me classer étaient excellentes. Finalement, avec un meilleur temps personnel par plus de .5 de seconde je terminais 3e, derrière Jeremy Wotherspoon et Denny Morrison et assurais alors ma qualification olympique au côté de mon coéquipier, Vince. J’étais alors propulsé sur un nuage, mes sentiments se perdaient entre la fierté, un bonheur absolu, un sentiment d’accomplissement, mais également une certaine peine pour mes coéquipiers qui ne s’étaient pas classés. Tout au long de l’année nous avions travaillé en équipe, vraiment en équipe et c’était cruel de ne pas pouvoir partager ce bonheur avec eux. Donc, après les accolades avec mes entraîneurs et mes amis, je me précipitais au téléphone pour annoncer la nouvelle à ma famille qui était réunie pour le réveillon du jour de l’an, à ma blonde et à mes amis qui étaient déjà sur le party, je leur donnais alors une autre bonne raison de fêter. Mes parents et mes amis ont toujours été présents pour moi et ils savaient très bien ce que ce résultat représentait, j’allais aller aux Olympiques!

Donc, 2 semaines plus tard je quittais pour l’Italie, plus précisément pour Collalbo (l’une des plus belles villes de patin au monde), où nous allions participer à notre dernière coupe du Monde avant les JO. C’était une excellente préparation et j’en ai profité pour obtenir mon meilleur résultat en carrière, 12e au 1000m. Plus que trois semaines avant ma course olympique j’étais donc plus confiant que jamais.

La suite à venir très bientôt…


Ma vie

L’idée m’est venue alors que j’écrivais «mon histoire» pour mon site internet. Ce texte s’avère être en fait l’histoire de ma carrière de patin et j’ai réalisé que je voulais en dire tellement plus sur moi que simplement une énumération de mes principaux résultats de patin. Ces résultats sont bien évidemment importants pour moi puisqu’ils sont l’indicateur de ma progression dans ce que je fais dans la vie. Ils représentent des étapes tout aussi importantes les unes que les autres dans l’accomplissement de mes objectifs, chacune étant un pas me rapprochant de mon rêve. Cependant, le sport m’apporte tellement, c’est mon école de vie, c’est le lieu où je me sens le mieux sur terre, et je considère que cela n’est pas dû en premier lieu aux résultats, mais à la beauté du sport. C’est pour cette raison qu’une simple description de résultats ne peut à elle seule faire le portrait de ce que le patin est pour moi, et ce qu’il ma apporté dans ma jeune vie.

Je ne désire cependant pas me limiter au sport parce que ce n’est qu’une partie de ma vie, c’est ma profession et j’ai tant d’autres influences que je désire partager. Je prends donc ce temps pour vous donner l’occasion de me connaître plus en profondeur, mais je me donne également l’opportunité d’écrire et de structurer des idées et des sensations qui semblent un peu éparpillées dans ma tête. Il est tellement facile dans notre société, où tout bouge à un rythme effarant, de ne jamais s’arrêter pour se demander si les activités que nous faisons chaque jour servent à vraiment nous définir comme la personne que nous voulons vraiment être, définitivement devenir. Ces pages m’aideront à y réfléchir et ces mots seront l’expression et le résumé des pensées d’un jeune homme qui veut qu’on se rappelle de lui pour plus que des exploits sportifs. Je suis convaincu que ma façon de voir la vie me permet d’avancer et de me démarquer dans ce que j’accomplis et je souhaite de tout mon cœur pouvoir trouver les mots pour bien partager ma vision. Peut-être alors pourrais-je laisser ma trace comme je l’entends.

Vivre sa passion

François-Olivier le Sportif, c’est bien moi! Celui exerçant la médecine est un médecin, celui ayant comme profession l’éducation est un professeur, on se définit par notre principale occupation. Il faut se trouver un titre, une façon de se présenter. Plus précisément athlète/étudiant et je m’efforce depuis le début de mon secondaire, donc depuis déjà 10ans, à remplir cette vie que j’aime tant. Ne pensez pas que je m’«efforce» dans un sens négatif, car tous les jours je réalise la chance que j’ai de faire ce que j’aime le plus au monde et d’assez bien le faire pour avoir le privilège de voyager partout dans le monde sur le bras de ma fédération et, en plus, d’être rémunéré plus que la majorité des jeunes de mon âge. Une vie d’ado se résume généralement en l’école, le travail et les sorties dans les bars (soyons conservateur ici, disons 1 à 2 fois par semaine). C’est en regardant cela que je constate la chance que j’aie. L’effort que je mets à l’entraînement, depuis maintenant une décennie, combiné à un certain talent me permettent de patiner chaque jour. Je suis certain que tout ceux qui gagnent leur vie en pratiquant leur passion me comprennent. C’est avoir la chance de vivre de son art ou d’être engagé dans le domaine de lequel on a étudié ou de s’en tirer pas trop mal dans un sport qu’on pratique depuis le plus jeune âge. Vivre de sa passion, mais surtout avoir la chance de vivre sa passion jusqu’au bout. Bon, je parle ici de «chance» parce que c’est le terme qui nous vient spontanément en tête, mais je devrais plutôt parler de non-malchance. Car, avec les sacrifices que j’ai du faire et avec le travail acharné que je fais depuis si longtemps, il ne serait pas opportun de mettre ma réussite sur la chance. Par contre, il est évident que la malchance ne me court pas après. Je suis en constante progression et, aussi loin que je peux me rappeler, j’ai toujours réussi à atteindre mes objectifs, et ce n’est certainement pas parce que je ne vise pas haut. Évidemment, j’ai dans ma carrière eu quelques échecs, mais en bout de ligne je semble toujours en ressortir plus fort et la réussite qui s’en suit vient effacer le petit «down» que j’aurais pu avoir. Si vous pensez ici que j’ai une belle vie, attendez de savoir ce qu’il y a à coté du patin, c’est encore mieux!

Ces gens qui partagent ma vie

Bien que le patin soit omniprésent dans ma vie, je tiens également à vous faire part de ma vie en dehors du sport. Ma vie sans lames sous les pieds, sans chaussures de sport et dans laquelle je ne suis plus Franco (100% des gens qui gravitent autour du patinage de vitesse me connaissent sous le nom de Franco, j’adore cela, surtout que François-Olivier n’est pas ce qu’il y a de plus pratique dans les encouragements lorsque je passe à 60 km/h et que c’est beaucoup plus facile à prononcer en anglais. Pour un Japonais, un Italien ou même pour un Canadien anglais François-Olivier Roberge sonne beaucoup plus comme : Feosjhdsjhbww5shwn! Cependant, personne de mon entourage en dehors du patin ne m’appelle par ce nom, donc je peux prétendre que Franco représente mon coté patineur).

Je parlais plus haut de la chance que j’ai de poursuivre un rêve, d’aller au bout d’une passion qui m’habite depuis que je suis tout petit, mais je me considère encore beaucoup plus privilégié d’être entouré des gens qui partagent ma vie. Mes parents ont toujours été là pour moi et ont toujours su se tenir sur la mince ligne qui sépare le support et l’encouragement de la mauvaise pression et des attentes. Ils m’ont partagé des valeurs et une vision de la vie qui font de moi ce que je suis et, si parfois on entend parler de génétique et de prédisposition aux sports, c’est beaucoup plus la façon de voir la vie qu’ils m’ont léguée qui influence mes performances sportives. J’ai également un groupe d’amis qui pourrait tous vous rendre jaloux, j’en suis convaincu. Mon but n’est certes pas ici de me vanter du nombre d’amis que je pourrais avoir, mais plutôt le moment de les remercier tous. Merci d’être qui vous êtes et merci de me permettre de partager une partie de vos vies. Ce n’est guère facile d’être mon ami (je ne parle pas ici de connaissances, mais bien de vrais amis) car je suis très souvent parti, mais ils sont toujours là pour m’accueillir et pour me faire passer de beaux moments. Bien que nous ne parlions pas souvent de sport, je crois que le fait qu’ils soient en grande partie d’anciens sportifs (plus un certain violoniste) à aider à nous unir et nous aide encore aujourd’hui. Plusieurs auraient aimé une carrière comme la mienne et donc, ils comprennent, acceptent et surtout encouragent les sacrifices que je dois faire pour performer. Jamais ils ne protestent contre le fait que je rentre me coucher plus tôt, ou le fait que je ne peux être trop souvent sur le party. En fait, ils me soutiennent tous et chacun à leur manière et cela compte pour une grande partie de notre amitié. Pour moi, un ami c’est quelqu’un qui se soucie de l’autre, quelqu’un à qui on peut tout dire et avec lequel on peut ne «rien» faire et avoir bien du fun. Alors tout ceux qui entrent dans cette catégorie, je vous remercie. Enfin, pour vous rendre encore plus jaloux, il me reste à vous parler de ma blonde qui vient compléter le tout. Nous sommes ensemble depuis 2 ans (novembre 2004) et si j’étais plus croyant, je remercierais le ciel chaque jour de l’avoir dans ma vie. Je ne veux pas en parler trop longuement parce que vous allez finir par croire que j’exagère et que je ne peux pas être aussi bien entouré, alors je dirai seulement ceci : C’est la personne la plus magnifique que j’ai eu la chance de rencontrer et je nous considère extrêmement privilégiés de s’aimer mutuellement comme nous nous aimons. Bien sûr ce n’est pas facile d’être éloignés 5 mois par année de la personne qu’on aime, mais tout va bien et je vais faire tout en mon possible pour la garder à mes côtés le plus longtemps possible.


Équilibre

Il ne me reste qu’un seul point à clarifier avant de passer à la section divertissement. Pourquoi Ste-Foy? Plus que jamais je me fais poser la question. Pourquoi la gang de l’équipe nationale s’entraînant à Québec ne déménage pas à Calgary? Vous ne pouvez tout simplement pas imaginer le nombre de fois que je me suis fait poser cette question par des athlètes ou par des membres du personnel de l’équipe nationale. Si j’avais eu seulement 1 dollar à chaque fois que je me suis fait poser cette question… je ne serais pas millionnaire, mais j’aurais certainement un «Benjamin» de plus dans mes poches. Les «gens de l’Ouest» ne comprennent pas les raisons qui nous motivent à rester dans l’est, où il n’y a pas d’anneau couvert. Il est vrai que cette situation nous oblige à voyager beaucoup, et ne nous permet pas de patiner autant que les patineurs de Calgary, surtout en début de saison. Cependant, ils ne peuvent tout simplement pas comprendre le fait que nous ne nous sentons pas à notre place à Calgary. Le patin est pour moi une grande passion et j’ai bien l’intention de la vivre jusqu’au bout, mais cela à ma façon! Et pour l’instant, «ma façon» c’est de rester à Québec, avec mes coéquipiers, avec mes coachs et entouré des gens que j’aime et qui m’aiment. Je mentionnais plus haut à quel point j’étais chanceux de les avoir dans ma vie, ils font pour moi parti d’un équilibre qui compose ma vie. Le patin, ma famille, ma blonde, mes amis et l’école forment un tout qui ne pourrait me rendre plus heureux. C’est tout cela que je ne veux pas briser en partant pour Calgary, je ne les sacrifierai pas pour un toit sur un anneau de glace. De plus, je réussis plutôt bien pour l’instant, ma progression a toujours été constante et parfois même surprenante, alors je ne vois pas pourquoi je changerais une formule gagnante. Je ne dis pas que je n’irai jamais patiner ailleurs pour une certaine période, je dis simplement qu’un déménagement définitif vers Calgary est hors de question. Cependant il est très possible, même souhaité, que lorsque l’anneau de glace de Vancouver sera prêt, que nous allions passer de très grandes périodes là bas et ce, jusqu’à la fin de la saison 2009-2010. Certains patineurs ne comprennent pas pourquoi nous irions à Vancouver et non à Calgary! Eh bien il y a une énorme différence entre aller patiner sur l’anneau des futurs Jeux Olympiques pour moins de 2 ans, et s’installer à Calgary pour le reste de ma carrière.

De plus, le patinage de vitesse longue piste vit sur le respirateur artificiel en ce moment au Québec, avec encore l’attente d’un toit sur l’anneau. Cependant, le déménagement de tous les membres de l’équipe nationale signerait, en moins de quatre ou cinq ans, l’arrêt de mort du longue piste au Québec. Certains sont déjà partis, on ne peut se permettre de tous partir.

Il ne reste qu’à vous parler de mes goûts musicaux, de mes livres préférés, de mes films fétiches et disons tout ce qui englobe le milieu artistique. Appelons cette section Divertissement.

Je me dois absolument de commencer en vous parlant de ma passion pour la musique. Je ne suis guère un chanteur et encore moins un musicien, mais je suis un grand fan de musique. Elle m’accompagne dans mes temps libres, mes entraînements hors glace, tous mes déplacements et surtout, surtout en voyage. À l’aide de mon ipod et d’un simple clic du bout du doigt, je peux m’évader, me détendre, me divertir ou me «crinquer» pour un entraînement. Maintenant, qu’y a t-il dans cette bibliothèque musicale? Vous le saurez bientôt, mais avant, je dois raconter comment tout cela a débuté. Ma première passion pour la musique est née en 2e année du primaire, 1991, j’adorais Michael Jackson. Dangerous fut mon premier album à vie (en cassette bien sûr) et j’enregistrais le plus de clips possible pour apprendre à bouger comme lui. Ensuite, au début de mon secondaire, je découvrais le Hip-hop, et j’ai alors écouté que du rap pendant quelques années. Par la suite, avec le temps, je dirais que mes goûts ont évolué, ou plutôt qu’ils se sont diversifiés. Je ne me reconnaissais plus totalement dans le rap, alors j’ai cherché dans d’autres genres musicaux et j’ai trouvé le soul (au milieu de mon cégep, 2003). Pendant un certain temps j’ai «trippé» sur le vieux soul des années 60 et 70. Stevie Wonder, Ray Charles, Marvin Gaye, Al Green, The Spinners… C’est finalement à la fin de mon cégep que je me suis ouvert à d’autres genres musicaux, et c’est aujourd’hui à travers des styles totalement différents que je peux me retrouver.


Artistes préférés

Outkast
Ben Harper
Jack Johnson
Kanye West
Michael Jackson
Nas
John Legend


Ce que j’écoute le plus souvent

(Nov.06)
John Legend (tout son dernier cd, Once again)
Lupe Fiasco (Food & liquor)
The Killers (super tune…When your were young)
Matt Costa (songs we sing)
The Fray (How to save a life, tout l’album)


(Fév.07)
Nas, Hip-Hop is dead
Justin Timberlake, FutureSex / LoveSounds (je dois l’avouer! J’aime ce CD)
K-os, Atlantis - Hymns for Disco
Patrick Watson, Close to Paradise (je viens tout juste de me procurer le CD, je vous en donnerai des nouvelles)
Jean Leloup (Leclerc), Mexico
James Morrison, Undiscovered


Pour ce qui est de la lecture. Je dois admettre être un grand fan de Harry Potter. J’ai lu tous les livres et cela plus d’une fois. J’adore le monde dans lequel la lecture de ces romans nous plonge. J’ai également dévoré tous les romans de Dan Brown. Je n’ai tout simplement jamais pu arrêter de lire Le code De Vinci, j’étais en Holland pour un championnat du monde junior et il ne m’a fallu que 4 jours pour finir ce livre, moi qui n’avais alors presque jamais lu de roman. J’ai récemment lu les trois romans de Stéphane Bourguignon : L’avaleur de Sable, Le Principe du Geyser et Un Peu de Fatigue. J’adore sa façon d’écrire et je trouve ses personnages spécialement attachants, bien que perturbés.


Parlons maintenant DVD.

-Comédie: il est impossible de passer à coté de Old School. WOW!
-Drame : The Shawshank redemption et L’audition de Luc Picard.
-Films fétiches : The Ninja Turtles, cette trilogie a marqué mon enfance encore plus que Michael Jackson et je dois vous avouer que je trouve encore ces films excellents.
-Série télé : Friends, je suis un grand fan de la série, j’ai d’ailleurs reçu la collection complète des 10 saisons en cadeau de Noël.
-Humour : les DVD de Martin Matte et Louis-José Houde sont incroyablement drôles. J’ai d’ailleurs une anecdote concernant celui de L-J.H. Le DVD vient avec un cd audio que j’ai rentré sur mon ipod, alors je peux l’écouter un peu partout dans des moments d’ennuis. À Heerenveen en novembre 2006, après mon deuxième 1000m, j’ai été choisi pour un test anti-dopage. Ces tests sont faits à l’aide d’un échantillon d’urine, il faut donc avoir envie et assez envie pour remplir une certaine quantité et ce devant le chaperon qui doit bien tout voir pour être certain que l’urine sort bien de notre corps. Alors, après avoir englouti 2 Gatorade et patienté un peu je n’avais toujours pas envi. J’ai donc écouté le début du spectacle de LJH, et seulement après quelques minutes je devais me retenir pour ne pas le faire dans mes culottes. Ce gars est trop hilarant…«pissant»!


Et voilà, vous avez tout lu. J’espère que vous pouvez maintenant avoir une bonne idée de qui je suis et en quoi je crois. Ça m’a fait plaisir de partager ces écrits avec vous, j’ai cependant une petite faveur à vous demander. Tout ceux et celles qui se sont rendus jusqu’ici dans la lecture, j’aimerais savoir qui vous êtes. Simplement votre nom et comment vous avez entendu parler de mon site. J’attends de vos nouvelles et bien évidemment si vous avez d’autres commentaires, ils sont les bienvenus.


tha_fo@hotmail.com